23
fév
11

60. ponçage final, polissage et collage du chevalet

60.1  Ponçage final :  Avant dernière séance !! … consacrée au ponçage grain hyper fin et à l’eau tiède.  Il a fallu enlever toutes les poussières par soufflage sur toute la guitare. Le geste consiste à effectuer délicatement en tournant le papier tout doucement des passages réguliers pour enlever les dernières touches de brillance (avant le polissage qui va donner l’éclat définitif !). Ce travail se réalise sur toute la guitare.

Matériel : eau tiède, papier 3M fin et Tipol.

60.2 Polissage

Le rendu est d’une belle brillance : on s’y voit dedans !

60.3 Collage du chevalet : la première opération a consisté à ôter le scotch de l’emplacement du chevalet. Opération délicate : il ne faut pas enlever du vernis autour car cette erreur serait fatale et non récupérable proprement. Le collage a été effectué grâce à une machine qui permet un collage sous-vide d’air. Ce système permet un collage en moins d’ 1 heure et de grande qualité.  A l’ancienne la technique classique  utilise des serre-joints. Voici une série de photos relatant le point 60.3.

Matériel : scalpel, machine à sous vide, titebond rouge.

Prochaine et dernière séance : préparation du manche (nettoyage de la touche, polissage des frettes, huilage de la touche, polissage des champs de la touche et du manche), montage des mécaniques, dernière vérification des retouches à faire, polissage final, montage des cordes et …. et …. et …. et …

PREMIER ACCORD, puis PREMIER BRASSENS pour le PLAISIR UMBERTO …. POUR LE PLAISIR …. QUE C’EST  BEAU LA  LUTHERIE  UMBERTO ! ! ! !

Ensuite je terminerai ce blog par des remerciements …

13
fév
11

59. égrenage au papier 1200 et à l’eau

10 000 visiteurs ce soir !

Après la dernière couche de vernis incolore, le ponçage à l’eau ! … étape de finition : il s’agit d’égrener les imperfections des surfaces de la guitare avec un papier verre mouillé d’eau chaude.  J’ai appris également qu’il fallait déposer une goutte de tipol sur la surface à traiter : cela permet un meilleur travail. Travail de patience jusqu’à l’obtention d’un résultat mat.  La brillance des vernis disparaît. Le polissage la fera revenir. Ce sera le travail de la prochaine étape après un dernier égrenage plus fin encore que celui d’aujourd’hui. Si vous voyez un jour une guitare de Jean-Yves, vous comprendrez pourquoi elle est si belle !

Prochain article :  Samedi prochain

Matériel : papier verre 1200, tipol, eau tiède à chaude

06
fév
11

58. Les vernis

Voici les premiers rendus après deux shoots de fond dur (un avec polyuréthane,  l’autre sans), de la teinte et de quelques shoots de vernis incolore.  Je suis émerveillé devant le savoir faire du luthier. La prochaine étape sera encore liée à la pulvérisation de vernis incolore avant de laisser sécher une quinzaine de jours avant de poncer à l’eau, de coller le chevalet, de polir les frettes, de préparer le sillet et de monter enfin les cordes, étape finale avant le premier cri d’existence.

La couleur de la teinte est liée au fait que je voulais une couleur  1/2 jaune – 1/2 caramel pour lui donner un effet vintage. Cela correspond parfaitement avec l’idée que j’avais de la guitare finie.

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

09
jan
11

57. ponçage du fond dur

Avant de décrire cette séance , je tiens tout d’abord à remercier pour leur gentillesse les lecteurs  de mon blog qui m’envoient par mail leurs opinions très positives.

Cette séance a été consacrée au ponçage du fond dur. L’objectif est d’obtenir une surface lisse sans enlever tout le bouche pores.

Travail long et fastidieux que je n’ai pas aimé mais qu’il faut bien techniquement réaliser !  Il s’agit de poncer mais de ne pas “traverser” : comprenez qu’il faut poncer mais laisser une fine pellicule de fond dur.

Bien évidemment, j’ai traversé à certains endroits. Il a fallu re-pulvériser du fond dur sans polyuréthane cette fois, en fin de séance, laisser sécher et reponcer la prochaine fois … rrrr !! … je n’ai pas aimé cette opération. Elle nécessite une maîtrise du geste et je comprends pourquoi les vernis de Jean-Yves ALQUIER sont de pures merveilles !

Le papier verre employé est du grain 180 et sera terminé la prochaine fois par du grain 400.

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Matériel : papier verre 180, cale à poncer les grosses aspirités.

09
jan
11

Deux visites intéressantes qui me tiennent à coeur

Je profite de la nouvelle présentation du site de Jean-Yves ALQUIER pour glisser entre deux articles son adresse ainsi que celle de Jean-Pierre FAVINO que l’on ne présente plus.

… deux des meilleurs luthiers de la lutherie mondiale !

http://www.alquier-guitar.com/

http://www.favino.com

lien direct dans la colonne de droite  (blogroll)

04
jan
11

56. Pulvérisation de fond dur

Après calfeutrage de la touche et du trou de rosace, la guitare entre en cabine pour une première pulvérisation d’un fond bouche-pores appelé fond dur qui en fait est un fond PU (polyuréthane). Ce produit va permettre de boucher les pores par saturation et de donner  également de l’épaisseur à certains endroits. Ce n’est que la première couche que la guitare reçoit et son aspect change déjà.

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Matériel :  papier craft, pistolet fonctionnant par compression d’air avec une qualité fine de pulvérisation, fond dur polyuréthane.

Prochaine étape : ponçage et 1er shoot de vernis !

04
jan
11

55. insertion des repères sur le côté de la touche

C’est aux 3ème case/5C/7C/9C et 12C que ces repères sont placés. Il faut percer au centre de la distance séparant 2 frettes. Le trou de perçage est fonction du diamètre de la tige de repère : 2 mm dans mon cas. Il faut ensuite à la pince couper à raz et poncer pour obtenir un rendu propre et lisse.

Matériel : perceuse, mèche de 2 mm, tige de repères, pince, papier verre 180.

19
déc
10

54. préparation de l’emplacement du chevalet avant les vernis

Cette opération a été précédée par une modification du diamètre des trous de passage des axes des mécaniques car j’ai changé en cours de route dans le choix des celles-ci. Les trous avaient été percés en fonction du diamètre des axes  des mécaniques à capot, mécaniques abandonnées au profit de mécaniques plus classiques en laiton. J’ai également en début de cette séance, terminé par ponçage la préparation finale du chevalet.

L’emplacement du chevalet. Voici dans l’ordre les différentes étapes en terme d’objectifs :

1. Monter provisoirement les mécaniques et  deux cordes.

2. Positionner le chevalet avec les 2 cordes (les 2 cordes de Mi) au diapason calculé pour cette guitare,  soit 650 mm à partir du sillet ou 325 mm de la 12C.

3. Tenir en tension (à 2 personnes ) les cordes au niveau de la tête et bien appliquer le chevalet sur son emplacement. Bien respecter le diapason de manière à garder la justesse des notes.

4. Maintenir le chevalet appliqué et tracer au crayon son contour.

5. Découper et poser une bande adhésive sur l’emplacement du chevalet de manière à ce que le vernis soit absent de cette zone en vue du collage du chevalet.

6. Installer une bande de papier verre sur l’emplacement du chevalet se trouvant sur la partie bombée de la table et poncer en frottant le chevalet pour qu’il épouse la forme parfaitement. Ce fût assez long à faire.

Matériel : perceuse et forets  (suite graduelle : 8/8.5/9/9.5/10), règle graduée (calcul du diapason), 2 cordes, papier verre 120, papier collant, mécaniques.

La prochaine séance : ponçage des repères, ponçage de la guitare dans son intégralité afin d’ôter les taches, bouchage des pores. Disposition du papier cache sur la touche pour éviter le vernis sur celle-ci. La guitare sera à l’issue de ce travail prête à être vernie une première fois.


13
déc
10

53. planification et insertion des repères sur la touche

53.1 planification

Opération qui consiste à mettre à niveau les frettes grâce à une cale enveloppée d’un papier verre à 180 puis à 600. Bien veiller à ne pas insister sur la 1ère frette. Plusieurs passages sont nécessaires. Contrôler le travail avec la règle à planifier.


Matériel : cale dure (ici en pierre), papier verre 180 et 600.

53.2 insertion des repères

J’ai voulu les deux types de repères : sur la touche à la 3C, 5C, 7C, 9C et 12 C d’une part et les mêmes sur le côté latéral. Les opérations :

1. Pointer l’emplacement. Bien vérifier qu’il n’y ait pas d’erreur

2. Mesurer le diamètre au pied à coulisse de la pastille à insérer : 6 mm sur la touche et 2 mm sur la tranche (forets adéquats)

3. Perçage avec la perceuse à colonne

4. Mettre un point de colle cyanolite (toujours et encore)dans chaque trou

5. Insérer le repère et taper doucement au marteau pour l’enfoncer

Un ponçage finit parfaitement le travail.

Matériel : perceuse à colonne, forets de 6 mm et de 2 mm, boutons de nacre (fausse), marteau à bout plastique, colle cyanolite, papier verre 180 et 600.

Liste des travaux restants :

a) polissage des frettes

b) reperçage des trous d’axes des mécaniques ( à cause du changement de mécaniques).

c) bouchage des pores de la guitare

d) ponçage de la guitare et préparation des vernis (papier craft)

e) vernis

f) collage du chevalet

g) montage des mécaniques et des cordes

h) travaux de finition (huile de lin sur touche, réglages, …)



12
déc
10

Les guitares ALQUIER

Voici version patchwork quelques réalisations des oeuvres de Jean-Yves ALQUIER …

jugez par vous même ! … allez pour commencer la guitare de Cali !



et bien d’autres …

09
déc
10

52. Le frettage

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

Que dire sur le frettage ? C’est une opération sans grande difficulté demandant de l’application (tiens ce n’est pas nouveau !). Les conseils de Jean-Yves pour réussir un bon frettage :

1. Utiliser les bonnes tiges de frettes (voir photo pour les caractéristiques).

2. Aiguiser les frettes à la mâchoire “aiguisante” (termes personnels, je ne connais pas le nom)

3. Insérer la frette par un bout dans la rainure et tapoter avec le marteau à fretter (voir photo) sans taper comme un sourd. Bien prendre soin de mettre en appui le bras sur la table d’harmonie pour contrôler les vibrations afin de ne pas altérer ou fendre la table en tapant.

4. Couper les extrémités avec une tenaille bien aiguisée. Couper droit au ras du bord. Pas de collage pour le moment. Il sera fait à la fin du frettage avec l’utilisation de la colle cyanolite infiltrante.

Voici en quelques mots le résumé de ce savoir-faire qui rapproche l’instrument de son équipement définitif … avec quatre clichés pour illustrer le propos.

L’étape suivante : limer les bords de frette avec l’outil blanc sur la photo en réalisant plusieurs passages jusqu’à ce que le doigt accepte le résultat.

Le collage des frettes se fait sur le côté à chaque bord de frette avec de la colle cyanolite  infiltrante. Il faut ensuite racler la colle et poncer sur toute la longueur (papier verre 180 puis 600)

Samedi prochain : ajustage des trous pour les mécaniques que j’ai commandées  chez Fred Guitar Parts et qui sont magnifiques ! Suivra la pose des repères sur la touche (5C/7C/9C/12C) et sur le côté de la touche …. et du ponçage, du ponçage, toujours du ponçage ! … ça sent la fin ! … ou presque !

 

Matériel : frettes, aiguisoir à frettes à l’étau, pince-tenaille coupante, marteau à frettes.


05
déc
10

51. façonnage du chevalet, suite et fin !

Il est plus simple d’acheter un chevalet tout fait que de le faire ! Ceci dit Jean-Yves fait bien les choses : il t’apprend à le réaliser !

Au programme de cette séance, le dessin et le façonnage des moustaches. Les premières moustaches (voir article précédent) ne me plaisaient pas. J’ai souhaité les rallonger pour obtenir un look plus manouche… le résultat final me plaît bien … peut-être qu’à moi d’ailleurs … mais n’est-ce-pas le plus important ?

Alors pour faire ces deux petites moustaches il faut :

- prendre une chute du bloc de bois de rose de départ.

- dessiner la forme au crayon sur le bloc (dans le bon sens par rapport aux fibres du bois).

- partager au milieu le bloc sans séparer les deux parties.

- poncer jusqu’au contour final.

- séparer les 2 parties pour obtenir, vous l’avez deviné … 2 clônes.

- bien affiner à la ponceuse à bande les contours pour un résultat propre.

Ce n’est pas plus compliqué mais quand on ne l’a jamais fait, ce n’est pas évident. Le chef luthier a  pratiquement tout assuré, ce qui m’a permis de bien visualiser et d’en refaire chez moi pour appliquer immédiatement la technique. Deux petites photos pour illustrer la chose. Une précision : la moustache finale fait 2 cm de longueur et 1/2 cm au plus large (travail minutieux à la ponceuse à bande sinon plus de peau !)

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

Je viens de m’apercevoir que sur la photo de droite, la moustache de gauche est à l’envers ! … à surveiller au collage !

Matériel : ponceuse à bande, scie fine, étau.

C’est tout pour aujourd’hui. Prochaine séance (Jeudi 9.12) : frettage !

27
nov
10

50. façonnage du chevalet

Il a fallu lors de cette séance dessiner le chevalet.

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

J’avais une idée de départ mais je ne m’attendais pas à passer la journée que j’ai passée  sur ce sujet : incroyable ! Une première esquisse, puis une deuxième aussi laide que la première … une troisième pas plus intéressante, 4, 5, 6 …. et bien d’autres  ne faisaient pas plus l’affaire !

Fallait que je reste dans l’esprit de la guitare manouche et toutes mes propositions n’attiraient que le refus de Jean-Yves et de l’inévitable Umberto qui sans l’ombre d’une hésitation  signalait d’un mouvement de tête son désaccord à chaque nouvelle  esquisse ! … Dur Umberto, dur ! … quand soudain au bout de 5 heures, le déclic … fallait mûrir le projet, le sentir, l’amener doucement !  … le dernier dessin m’a plu ainsi qu’aux deux autres protagonistes qui ont dû dire oui peut-être fatigués d’être soumis à mes  …  et celle là  (d’esquisse) ? Bref, décision prise. Le chevalet est un chevalet collé puisque nous avons opté avec Jean-Yves pour du nylon de ne pas fabriquer un chevalet flottant en raison du son final à obtenir. Ceci dit Jean-Pierre FAVINO et Maurice DUPONT ont dans leur gamme une guitare jazz nylon sur chevalet flottant.  S’en sont suivies ces étapes :

1. Passage du tracé du papier au chevalet

2. Découpe du contour à la scie à ruban

3. Travail à la lime manuelle et ponçage manuel

4. Travail de ponçage à la ponceuse à bande

Voici ces étapes en photos. Vous noterez les petites moustaches qui rappelleront le style des chevalets manouche !

Le chevalet est donc conçu pour être collé avec la particularité de se terminer latéralement par deux vestiges de moustaches  voulant rappeler le style Manouche mais légèrement descendant pour apporter un peu de modernité. Ceci lui offrira son caractère unique.

Matériel : étau, limes ronde et plate, couteau Japonais, ciseau, papier verre 180 , scie à ruban, ponceuse à bande.

Prochaines étapes : collage du chevalet et frettage … ça s’approche …. ça s’approche ! A noter que la PAPIMARTHO sera vernie type “ancien” dans un vieux jaune rappelant le travail du temps sur la table. Jean-Yves ALQUIER est expert dans le relicage. Vous découvrirez le résultat de son savoir-faire la semaine prochaine au travers de la galerie qui présentera  toutes ses réalisations. A bientôt. Have swing.

22
nov
10

un petit tour à Paris chez Dupont Guitares …

Lors d’un déplacement professionnel à Paris , j’en ai profité cette semaine pour me rendre au nouveau magasin DUPONT Guitares au 3 avenue DAUMESNIL. (Attention ne faites pas comme moi, ne descendez pas à la station de métro DAUMESNIL mais bien à BASTILLE sinon ce sont 3 kilomètres à pied qui vous attendent… En sortie de bouche de métro BASTILLE suivre en face vers l’avenue Daumesnil et le magasin se situe à 400 mètres sur votre gauche). Très joli magasin aux senteurs de copeaux dans une galerie d’art de plus de 1,4 kilomètres. Amoureux de la lutherie Française, je vous conseille vivement cette adresse ! Que du bonheur et un accueil des plus sympathiques !

Une partie du magasin est présentée en atelier. Outre les belles et bonnes guitares de Maurice DUPONT, sont exposées des réalisations de quelques excellents luthiers Français dont Jean-Yves ALQUIER . Vous y verrez dans  le show- room  la fameuse PAPALEOCADA d’ ALQUIER et les non moins belles LEOCASTER et JULIETTE !

Le show-room va présenter également les guitares des luthiers Mike Lewis, Dominique Chevalier, Christophe Grellier et Stephan Barrillon.

Dans la colonne de droite (blogroll) vous découvrirez la présentation du magasin. (vidéo de présentation).

Je tiens à remercier Thierry PERRAUD pour son accueil, sa gentillesse et la  présentation du magasin qu’il m’a faite, avant l’inauguration officielle du Dimanche 21 Novembre 2010.

A Samedi pour la reprise des travaux sur la PAPIMARTHO.


14
nov
10

49. préparation du chevalet

 

 

Attention le compte à rebours a commencé ! Avant dernière étape avant le frettage et les vernis : la conception et la préparation du chevalet ! Nous revoilà avec la préparation du chevalet dans le précis. Le nom du bois choisi pour mon chevalet, est communément appelé bois de violette. C’est en fait un palissandre de la famille des Dalbergia.  Je consacrerai bientôt un article sur l’origine des essences utilisées sur la PaPiMarTho n°1.

Avant tout, encore un grand merci à Jean-Yves qui aurait pu me dire que l’on utiliserait un chevalet acheté dans le commerce. Non non ! Monsieur dans l’apprentissage t’apprend à fabriquer ton chevalet … SUPER !

49.1 Conception : j’ai choisi un chevalet qui n’existe pas. Je l’ai pensé ” manouchéisé ” pour garder l’esprit, avec la présence de fausses moustaches (voir schéma en bas de cette page). Il sera d’un monobloc pour garder une surface suffisante pour le collage.

49.2 Traçage : il faut avant tout tracer sur le bois l’implantation du sillet et des trous de passage des cordes. Pour ces derniers, Jean-Yves m’a appris une technique sécurisante afin de ne pas commettre d’erreurs. Pour cela , il faut tracer de manière très précise sur une vulgaire planche le contour de la touche (dans mon cas : 46 mm au sillet et 57 mm à la 12ème case). Sur la base du tracé, j’ai dû pointer les emplacements des cordes après calcul des intervalles. A l’emplacement du sillet sur la planche, la distance de la largeur du centre du chevalet au diapason (650 mm) est de 66 mm. En s’écartant de 3 mm de chaque côté de la touche, emplacements des cordes Mi grave et Mi aîgu, la distance devient 60 mm, qui divisée par 5 (intervalles) est = à 12 mm pour un écartement en 2 cordes. La technique de la planche permet de reporter exactement sur le chevalet les emplacements des trous, emplacements qui guideront par la suite les défonces.

49.3 Perçage des trous : une fois que l’emplacement des cordes a été pointé, il faut à la dremel sur potence, percer les trous. La défonce sur le chevalet permettra de faire apparaître les trous de l’autre côté (voir photo). Une mèche de 3 mm est utilisée.

49.4 Défonce de l’emplacement du sillet : le tracé est en oblique pour compenser la différence au niveau de la largeur et de la structure des cordes (voir photo). La longueur du tracé est de 80 mm et la profondeur de 6 mm. Voici une série de photos dans la chronologie des opérations (excepté le travail à la défonceuse que je n’ai pas photographié). Les défonces sont à ce stade là bien évidemment brutes.

un clic agrandit la photo, 2 doublent la mise

08
nov
10

48. du ponçage et encore du ponçage …

Trop rien d’extraordinaire pour cette séance : du ponçage, du ponçage … toujours du ponçage ! … ça sent la préparation pour le vernis ! Il faut obtenir les bois bien lisses sans rayures (tous les grains fins du papier de verre y passent. J’ai aussi poncé la décoration de l’arrière du talon. Prochain travail : conception et réalisation du chevalet avant collage et avant le frettage qui sera véritablement la dernière étape avant le premier shoot cellulo. Je pense qu’entre temps il y aura encore du ponçage !

1 clic sur la photo l’agrandit

Matériel : papier verre 100/180/400, cale à poncer, lime.

30
oct
10

47. Façonnage du manche

Le façonnage du manche est réalisé en trois étapes :

-  dégrossissage au rabot et à la ponceuse à bandes : ne pas ” se louper”. Cette technique requiert un savoir-faire peu évident au départ.

-  Travail  à la lime ( utilisation de plusieurs grains de lime).

-  Finition au papier abrasif (du + –> – comme d’habitude).

Le travail bien que long et minutieux, permet un résultat qui offre à la guitare un état de finition très avancé. Même principe, quelques photos pour l’illustration ne nécessitant pas de commentaire particulier. Peut-être dois-je rajouter que le façonnage est évidemment fonction du désir personnel. J’ai réalisé un manche assez fin. Il me reste encore à faire le ponçage de finition.  Prochain travail, la confection totale du chevalet.

27
oct
10

46. collage de la touche

Opération nécessitant une grande précision au niveau de l’ajustage par rapport aux bords du manche en veillant bien de garder l’axe de la guitare. Un système de cales, entre lesquelles la touche va glisser pour se mettre en place,  permet cet ajustage. Des rainures sont réalisées sur la face de la touche, sur le manche et  sur le haut de la table afin de pouvoir assurer un meilleur collage. Il faut répartir bien évidemment la colle sur toute la surface de la touche … avant le travail des serre-joints. Je rappelle que la création de cette guitare a eu comme postulat de départ,  la réalisation avec un minimum d’équipements ! … à l’ancienne comme avant l’arrivée de l’électricité … ou presque !

23
oct
10

vitrine de présentation des guitares du luthier Jean-Yves ALQUIER … le must !

J’exposerai prochainement dans ce blog la galerie de présentation des guitares de Jean-Yves ALQUIER. Vous pouvez les essayer soit à l’atelier du Soler-Perpignan, soit à Paris chez MAURICE DUPONT GUITARES au 3, avenue Daumesnil – Paris 12 ème – Métro Daumesnil

qu’on se le dise !

Préambule à la galerie, l’article sur Jean-yves et ses guitares paru sur GRANDGUITAR, la célèbre revue allemande dédiée à la guitare en tout genre. Notez au passage le petit drapeau sang et or sur ma page écran !

pour feuilleter la revue … achtung c’est en allemand ! http://www.grandguitars.de/

Cliquer dans le Blogroll (colonne de droite) sur ALQUIER EN ALLEMAGNE

…  ça c’est d’la revue !


23
oct
10

45. Atelier ponçage

Une grande partie de la journée a été consacrée au ponçage des filets, de la table et du fond.  Ce travail mine de rien demande du temps. Il faut obtenir un travail nickel-chrome, prêt pour le vernis final. La filetterie du “cul”  de la caisse a été également réalisée.

45.1 ponçage des filets : à la lime 1/2 ronde. Attaquer franchement de manière à enlever le surplus de filet qui dépasse. Une fois ce travail réalisé, j’ai poli mécaniquement. Le résultat est propre. Les petits trous proches des filets sont colmatés à la cyanolite verte mélangée avec de la poussière de bois. Petit ponçage derrière.

45.2 Jointement des éclisses en fond de caisse : un morceau de plastique “écaille” a fait l’affaire. Il a fallu créer le logement pour la pièce de jonction. Jean-Yves m’a proposé une forme triangulaire. Couteau chinois et ciseau ont été utilisés. En voici  l’illustration !

Matériel : lames de cutter, lime, colle cyano, couteau, ciseau, papier verre 180

Place au ponçage manuel au grain 180, de la table et du fond. Le résultat est propre. La route avance ! Prochaines opérations : ponçage de la pièce de jonction des éclisses, découpage de la touche en arrondi (forme de la rosace) et collage de la touche … on s’approche ! on s’approche !

17
oct
10

44. Pose de la filetterie

Ce matin l’atelier avait l’allure d’un espace inter-sidéral dans lequel Umberto (oui oui, le grand Umberto) s’est véritablement révélé comme le patron de la matinale (blagues pas chères, proverbes gratuits et on sait pourquoi, …) faisant à lui seul régner une atmosphère déliro-palpitante avec au final en ce qui me concerne peu de travail mais avec en fin de matinée, un superbe apéro concocté par le maître de séance, j’ai nommé Umberto  dit le guitariste de l’extrême ! Du salsichon et un petit rouge de Baïxas capable à lui seul de nous  immerger dans un bonheur céleste… bref … l’ ambiance des grands jours ! Que retenir de tout cela ? … l’excellente ambiance dans l’atelier de Jean-Yves et … Umberto en grand responsable convivial … et ça il sait faire le pépère Umberto ! Bref, tout cela ne nous nourrit pas le blog. Passons aux choses sérieuses !

Les filets en matériau plastique sont au nombre de trois : un rouge, un blanc et un marron nuancé type écaille.

1) Filets de même hauteur correspondant au décrochage du bord de table réalisé par the défonceuse.

2) Filets de même longueur (idéal pour assurer le tour de la table et du fond … ce qui n’a pas été le cas) .

3) Le filet rouge est collé en premier. La colle est déposée ur chaque face externe de chaque filet . L’ensemble une fois posé est maintenu par des bandelettes de scotch qui seront ensuite enlevées avec de l’alcool ménager de manière à ne pas arracher les fibres de bois de la table.

Pour les raccords sur la longueur des filets entre eux, il faut tailler en biseau offrant ainsi une bonne jonction. Pas plus pour cette opération. Toujours quelques photos pour l’illustration. Elles sont dans l’ordre de réalisation.

Matériel : filets, bandelettes de scotch ( pas écossais), cutter, colle employée : UHU HART.

J’ai enlevé les bandelettes le soir même avant de réaliser la mise à niveau des filets par rapport à la table. Mine de rien et contrairement à la pose des filets (plastiques) cette opération est longue. De plus, elle est délicate car il ne faut pas limer avec un mauvais angle de travail. Se mettre à niveau correctement. Je n’ai pas terminé ce travail et je sais donc par quoi je commencerai Samedi prochain. La filetterie n’est pas tout à fait terminée. Il reste le fond de la guitare et le talon.

Matériel : lime ronde et lame de cutter.

C’est tout pour aujourd’hui. Le soir nous sommes allés écouter Swing 66 un trio jazz manouche à voir sans hésiter. Vous pouvez dans la colonne de droite vous rendre sur leur My Space. Morceaux chantés et guitare ALQUIER oblige  … le son !

 

10
oct
10

en attendant la semaine prochaine …

…  un  peu  de  détente  avec  Biréli  Lagrène.  La  virtuosité  à  l’état  pur !

10
oct
10

43. Préparation de la pose de la filetterie

Séance consacrée tout d’abord au ponçage du manche et de la jonction avec la table de manière à obtenir une surface plane

Défonce de l’emplacement des filets : après avoir choisi la mèche et la couronne adaptées à l’épaisseur des filets, le travail est réalisé à la défonceuse of course, geste où tu n’as pas intérêt à te manquer. C’est pour cette raison que c’est Jean-Yves qui a assuré ce boulot et moi je m’entraîne sur de vulgaires planches pour éviter le massacre. Ci-dessous l’échantillon de filets choisi (filet style écaille, filet blanc pour faire ressortir les nuances de l’écaille, filet rouge en accord avec la rosace.

Il a fallu prendre soin de combler la jonction entre éclisses au fond de la guitare pour ne pas que la défonceuse décroche et rentre dans la table puis dans le fond. La table et le fond sont maintenant prêts à recevoir les filets. Un léger ponçage sur les tours de table et du fond est nécessaire. Il faut également découper l’emplacement des filets derrière le talon.

Matériel : défonceuse, filets, lime, couteau japonais, papier verre, cales.

Prochaine séance : le collage des filets.

05
oct
10

42. … ça y est ! elle existe !

Je suis passé à l’atelier pour enfin la voir. Jean-Yves avait ôté les serre-joints et là …

… un sentiment ! … elle existe et peut se tenir dans les mains comme … une guitare. Le fruit de toutes ces heures passées. A ce moment à mes yeux, je sais qu’elle va être belle, très belle !

Il reste pas mal de travail mais la part la plus importante est consommée. je viens de vivre aujourd’hui un bon moment ! Cet apprentissage est exceptionnel ! Chapeau Jean-Yves ! Respect !

Quel beau métier luthier ! … ça c’est pour toi Umberto !

Voici  Miss Papimartho brute de décoffrage

Le programme des prochains jours : le façonnage du manche, la pose de la filetterie, la mise en place de la touche, la fabrication du chevalet, sa pose avant d’approcher la dernière phase avec les ponçages, les vernis et les finitions.

02
oct
10

41. Fermeture de la caisse

41.1 Découpage des emboîtements pour les barrages : il suffit de créer une marche dans la contre-éclisse d’une profondeur égale à la hauteur du barrage du fond. Le fond viendra en appui. C’est de l’ajustage minutieux qui  obligera toutefois  une légère contrainte sous pression du fond sur les contre-éclisses.

41.2 Collage du fond :

- pose de la Titebond sur le rebord éclisse et contre-éclisse.

- pose du fond en prenant soin d’avoir un parfait contact.

- maintenir sous pression et pose des scotch de maintien.

- pose des serre-joints pour une durée de 24 heures même moins suffirait).

02
oct
10

40. Préparation interne de la caisse avant fermeture

Trois opérations au programme de la matinée :

40.1 Ponçage de la surface des contre-éclisses qui seront collées au fond de la guitare. Le plateau ponceur photographié précédemment est réutilisé.

40.2 Ponçage des bords internes des éclisses pour une propreté maximale

40.3 Préparation des barrettes de renfort des éclisses : ces barrettes sont découpées et ensuite chanfreinées à des fins purement esthétiques. Elles sont disposées pour renforcer les “virages”. Elles sont d’un longueur égale à la distance entre les deux niveaux de contre-éclisses bien évidemment. Leur collage est assuré par l’éternelle Titebond rouge.  Un dernier petit ponçage de l’intérieur de la caisse et elle pourra à la prochaine séance être fermée.

La cavité interne appartiendra au passé avec quelques inscriptions que j’écrirai au dernier moment avant la fermeture définitive … mystère … qu’y aura t’il marqué  sous la table et peut-être sous le fond ? Un petit miroir permettra peut-être un jour à mes enfants de le lire … puisque la Papimartho leur appartiendra ! Quelques photos de la séance :

25
sept
10

cool ! … 6000 visiteurs

Incroyable ! 6000 ! … la population de ma ville ! … Je ne pensais pas ça au départ … moi qui avait fait ce blog pour garder une trace écrite et photographique de la fabrication de cette guitare ! Je vais donc profiter de cet article pour vous dire encore une fois oh combien je suis heureux d’avoir eu la chance d’intégrer l’atelier d’un luthier qui plus est , est un  luthier gentil, serviable, déterminé et d’un professionnalisme redoutable ! Je te l’dis parce que je l’sais  ! Que mon expérience puisse permettre à d’autres de connaître cette joie là ! La PAPIMARTHO va bientôt exister ! Nous allons fermer la caisse dans quelques jours : un moment de bonheur ! … peinard ! cool !

Alors chers amis un conseil : si vous rêvez d’une guitare Jean-Yves vous la fera ! …  avoir une ALQUIER ! … Je pense pour plus tard  lui commander une  STRATOCASTER personnalisée bien sûr … inexistante en magasin !!!! ….  (si vous voyez les STRATS qu’il fabrique !).

Merci pour votre fréquentation du blog et à tantôt … pour la suite et pour la photo finale de la PAPIMARTHO ! … cool !

25
sept
10

39. collage des contre-éclisses sur l’éclisse – jonction fond

Les opérations de ce samedi 25 Septembre 2010 :

39.1 ponçage des contre-éclisses (table-éclisses). Je me suis pourtant appliqué lors de ce travail ! Le résultat a nécessité un ponçage au papier verre sur les contre-éclisses demandé par le chef.  J’ai eu le tort pour les “virages” de couper des petits bouts de contre-éclisses qui n’ont pas rendu un bon visuel même si je pense que le rôle premier (qualité du collage) est obtenu.

Encore une fois, … faut pas rêver ! … chacun son métier. Ce qu’il y a d’extraordinaire avec Jean-Yves est qu’il a solution à tout, même lorsqu’il est face à une nouvelle situation ou un  nouveau problème.

39.2 ponçage et mise à niveau des éclisses pour la collage du fond de la guitare. Grâce à un système de fixation bien pensé (par le luthier et visible sur les photos ci-dessous) , j’ai poncé la surface du dessus des éclisses pour obtenir un plan en vue du collage du fond de la guitare. Pour cela l’utilisation d’un plateau rond muni d’une surface de papier verre va permettre de mettre à niveau le bord inférieur des éclisses. Redoutable en efficacité !

39.3 collage des contre-éclisses (fond).  De toute évidence lorsque tu l’as pratiqué une fois, la deuxième est  plus facile. La photo suffit à expliquer la technique. Fin de la séance.

Matériel : serre-joints et pinces, colle titebond, plateau de ponçage, papier verre.

22
sept
10

38. Collage des contre-éclisses sur la table

Trop rien de spécial si ce n’est que lorsqu’on les cintre dans les virages, elles cassent. Il faut donc être minutieux pour faire les rajouts. Toujours la titebond rouge pour le collage. Il ne faut pas oublier de mettre de la colle sur le bas de la contre-éclisse contre la table ! Voici deux photos pour l’illustration.

Matériel : contre-éclisses (ici en acajou. C’est une fourniture assez chère),  colle titebond,  ponceuse pour la réduction et l’ajustement des C-E.

18
sept
10

un moment de plaisir … avec la présentation de la papaléocada : le 2ème chef d’oeuvre d’ALQUIER CONCEPT !

Avant de continuer le chemin des explications sur la construction de ma guitare, je voudrais
consacrer cet article à la présentation de la PAPALEOCADA dernière née d’ALQUIER CONCEPT. Cette merveille d’inox et de bois aux teintes rutilantes a fait sensation au salon de Montréal version 2010.

Comme je l’ai déjà évoqué précédemment Jean-Yves ALQUIER  fabrique toute une gamme de guitares à la demande de sa clientèle. Il a également conçu ALQUIER CONCEPT que l’on peut considérer comme sa vitrine et qui se dote chaque année d’une guitare que Jean-Yves dédie en hommage à de célèbres guitaristes. La première naissance d’ ALQUIER CONCEPT, l’AIR MAIL  est visible à l’article 33 ci-dessous du 20 Mai 2010 ou en cliquant sur AIL MAIL en grisé dans le paragraphe au dessous de celui-ci (ne ratez pas l’interview de Jean-Yves en bas de page du lien).

Entre l’exceptionnel des temps présents et l’immortel des temps futurs, cette guitare a été la bombe du salon de Montréal 2009 et vendue lors de celui-ci … heureux propriétaire parmi les nombreux prétendants.

La PAPALEOCADA, 2ème oeuvre d’ALQUIER CONCEPT se situe dans un tout autre registre. Jean-Yves frappe une fois de plus très fort ! C’est une HAWAIAN TRICONE LAP STEEL. Je laisse à la presse spécialisée le soin de vous la présenter. Ci-dessous un extrait de la critique spécialisée. Vous pourrez accéder à l’intégralité de la présentation en vous rendant sur le site .

Pour cela il vous suffit dans la colonne de droite de cliquer sur PAPALEOCADA MONTREAL 2010  dans la catégorie BLOGROLL.


” Jean-Yves ALQUIER nous avait déjà ébloui l’an passé avec son modèle AIR MAIL mais là, il s’est une fois de plus surpassé pour le salon de Montréal. A la limite entre l’instrument et l’oeuvre d’art, Jean-Yves navigue entre lutherie et poésie. Il n’existe pas de superlatif pour exprimer ce que peut représenter un tel objet quand on le regarde, le touche ou l’entend. Il est déjà imprégné d’une histoire, du travail, de la complicité et de la collaboration de plusieurs des meilleurs doigts de la profession, bref, cette guitare est une vraie claque, sans aucun doute le plus beau bijou de la 4ème édition de ce salon …. “.


Voici M’sieurs Dames Miss PAPALEOCADA !


avec en prime,  l’ampli conçu et entièrement réalisé par Jean-Yves.


… c’est énorme !


Ci-dessous une vidéo de présentation par Jean-Yves du Salon de Montréal et de la PAPALEOCADA

avec une démo au banc d’essai par Zeb.





18
sept
10

37. fixation des éclisses sur les talons et la table d’harmonie

Au menu du jour :

Entrée : positionnement des éclisses.

Plat de résistance : collage des éclisses sur les talons.

Dessert : collage de quelques  contre éclisses sur la table.

Le positionnement des éclisses est très minutieux car il faut faire épouser les deux contours de l’éclisse et de la table. C’est un montage sans moule ! … en l’air ! … de quoi s’inquiéter quand on ne l’a jamais fait car la technique est difficilement imimaginable … mais pourtant réalisable à condition d’être attentif à la démo du maître.

Le talon du ” Q” de la guitare  est un carré en lamelles collées biseauté afin de réduire son poids. Le biseua est réalisé à la ponceuse à bande (accroche toi Jeannot pour le faire comme JYA).

Préparez vous pour cette technique des serre-joints petits et grands, et plusieurs cales car cette opération est gourmande au niveau fixation (voir photos ci-dessous)..

Une fois les deux éclisses collées, redoutablement fixées, le chef colle quelques bouts de contre-éclisses sur les parties droites des éclisses de manière à assurer une fixation sur toute la longueur. Ces contre-éclisses sont en acajou. La colle utilisée est toujours la Titebond rouge qui se ddifférencie de la bleue car elle n’est pas waterproof.

Place aux photos pour l’appui visuel !

Matériel : fer à cintrer, solera, cales, serre-joints, colle Titebond rouge, contre-éclisses.

15
sept
10

36. Collage du manche sur la table d’harmonie.

Avant ce travail, il a fallu coller le trussrod à l’araldite (collage aux deux extrémités uniquement). Vînt ensuite le collage du manche et la mise sous presse. L’épine de ce boulot : coller en veillant de garder l’axe de la guitare et de ne pas voir un glissement lors du serrage (risque d’erreur fatale). La colle utilisée pour fixer le manche étant la titebond rouge.

Matériel : colles araldite (truss) et titebond rouge (manche).

Une photo présentera bientôt l’assemblage du manche sur la table.

14
sept
10

35. Reprise pour un final de rêve : confection des éclisses

Après une coupure plus longue que prévue, me revoilà dans l’atelier. Retour vers le bonheur ! Le salon de Montréal a encore permis à Jean-Yves de montrer son talent aux plus fins connaisseurs et de confirmer le statut que ses pairs lui reconnaissent : un des meilleurs luthiers Français et mieux encore.

Avec son accord, je vous présenterai dans quelques temps le deuxième chef d’oeuvre d’ALQUIER CONCEPT.

La première séance de reprise est consacrée à la confection des éclisses. Avant ce travail, j’ai découpé à un 1/2 cm du bord les barrages  perpendiculaires à l’axe de la guitare.

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )


Le cintrage : cette opération consiste à donner les formes  arrondies aux éclisses, harmonieuses et magnifiques ! Pour cela il faut mouiller abondamment (surtout le noyer massif) l’éclisse et la chauffer. La technique utilisée par Jean-Yves est le cintrage sans moule (technique en l’air). C’est difficile car tout est fait à l’appréciation et demande un essayage permanent de l’éclisse sur la table pour vérifier la parfaite adaptation.  Auparavant, il a fallu poncer les deux éclisses pour obtenir un final à 1,8 mm. L’eau pénètre dans les fibres qui diffuse la chaleur offrant ainsi l’élasticité nécessaire pour l’allongement et l’incurvation. Après une démonstration du travail au fer par Jean-Yves sur la partie la plus difficile le pan coupé, place à de nouvelles sueurs. Le travail est long mais fascinant ! Voici quelques photos de ce travail :


La photo ci-dessus suffit à expliquer la délicatesse et l’harmonie de cette étape. C’est vraiment la première mise en forme . C’est également l’étape qui va faire que tout va s’accélérer en suivant : collage du manche et des éclisses avant la fermeture de la caisse.

Matériel : Fer à cintrer, eau et patience.


20
juin
10

34. Préparation des éclisses … et quelques semaines d’interruption !

La fabrication de ma guitare s’arrête pour trois semaines car Jean-Yves ALQUIER s’absente pour se rendre au salon international de Montréal qui regroupe les meilleurs luthiers de la planète. Vous pouvez découvrir cet évènement avec un clic sur ALQUIER CONCEPT dans la colonne de droite de cette page? RUBRIQUE Blogroll. Ne râtez pas l’interview de Jean-Yves en bas de la page qui s’affichera sur votre écran). Jean-Yves va présenter son dernier chef d’ oeuvre  que vous verrez prochainement sur ce blog si j’ai son accord.

Pour revenir à la dernière séance, après avoir poncé le talon pour le rendre esthétique, j’ai préparé le travail pour la reprise en Juillet : la découpe des éclisses suivant un gabarit préformé (pièce alu sur la photo). Rien d’extraordinaire : découpe à la scie ruban. Une photo pour l’illustrer et hop … en vacances pour quelques semaines !

Bonne chance à Jean-Yves pour Montréal en espérant qu’il frappera un grand coup. L’an dernier, il a été reconnu par les meilleurs … cette année, il sera un des dignes représentants de la lutherie Française. Bon séjour à Montréal !

04
juin
10

33. Façonnage du talon pour lui donner une 1ère forme

Après avoir enlevé les serre-joints, la séance a consisté à commencer à “arrondir” la base du talon qui sera visible lorsque la guitare sera retournée. Placé sur une solera , l’assemblage du manche et de la table montre la hauteur à enlever sur le manche pour que celui-ci s’adapte parfaitement à la table. Un travail de  lime et de ponçage affinera à la fois, le talon et le manche.

Les clichés ci-dessous retracent ces deux travaux.

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

Matériel : travail à l’étau, gouges, ciseaux à bois, couteau, papier verre.

20
mai
10

Présentation du luthier Jean-Yves ALQUIER

Des 4000 lecteurs aujourd’hui de ce blog, vous êtes plusieurs à m’avoir demandé chez qui j’étais en stage et comment je vivais cette expérience. Je ne pouvais pas ne pas consacrer un article sur Jean-Yves ALQUIER. De ce fait, je réponds à vos demandes par ce blog et non par messagerie personnelle.

Jean-Yves est luthier depuis une  douzaine d’années. Les marches qu’il a sagement gravies l’ont amené à la renommée internationale, renommée tout d’abord faite par sa clientèle, puis par ses pairs le plaçant dans les tout meilleurs. Jean-Yves est également connu pour être le luthier de Cali.

Le Salon Mondial de Montréal 2009 l’a consacré pour une de ses sublimes réalisations : la fameuse AIR MAIL, une véritable bombe dans la lutherie actuelle. Il réalise tous types de guitares.

J’ai eu cette merveilleuse opportunité de pouvoir réaliser un stage chez lui ! Au mot Opportunité, je préfère parler de chance car je peux vous garantir que c’est une chance que de pouvoir travailler dans l’atmosphère de son atelier.

Je n’ai pas d’objectif professionnel mais uniquement l’envie de pouvoir réaliser chez moi une voire quelques guitares pour mon plaisir. J’ai choisi d’être initié par la grande porte et  ne peux qu’encourager d’ éventuels intéressés d’en faire de même. Je peux cette fois par la messagerie pour ceux qui le souhaitent vous apporter des éléments précis sur mon stage. N’hésitez pas à me contacter. Avant de vous présenter l’AIR MAIL, je voulais terminer cette petite présentation, en soulignant l’extrême gentillesse de Jean-Yves et sa remarquable pédagogie. N’oubliez pas d’aller dans la colonne de droite  BLOGROLL consulter le site de la guitare.com sur le  Salon de Montréal qui a consacré Jean-Yves l’an dernier (cliquer sur ALQUIER CONCEPT et en bas de page du lien allez visionner la vidéo interview de Jean-Yves).

J’allais oublier de vous dire qu’il prépare le Salon de Montréal version 2010. Je ne dévoilerai évidemment rien de la beauté qu’il va faire naître pour Montréal 2010 excepté … qu’il fallait qu’elle existe ! Quel artiste … mais quel artiste !

Voici pour vous siouplé m’sieurs dames l’ AIR MAIL – ALQUIER CONCEPT  2009 :

20
mai
10

32. Préparation du talon

Avant d’aborder cette étape, il a fallu revenir sur une maladresse de ma part qui a consisté à ne pas réaliser la symétrie parfaite entre les deux gorges de la tête. Jean-Yves a récupéré l’erreur en retravaillant au ciseau et au papier verre. Place donc maintenant au talon (n°2 au rugby).

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )


Le talon étant la pièce de jonction entre le manche et la caisse (les 2 piliers de la guitare … lol ), la solidité est à l’ordre du jour. La découpe du talon à partir d’un gabarit étant faite, l’opération a consisté à préparer les deux pans du talon pour l’adaptation des éclisses. Sans rentrer dans les détails, c’est encore une situation où le stage est plus que nécessaire ! Il est positionné en raccordement à la 14ème case. Les traits repères ont été au préalable tracés sur le manche. Un ensemble de cales et de serre-joints sont placés de telle manière à ce que le talon ne puisse plus “bouger” pendant et après le collage.

Matériel : règle, scie à ruban, cales, serre-joints, colle titebond rouge.

19
mai
10

31. Façonnage des barrages de la table

Après deux semaines  d’arrêt,  retour à l’atelier pour le façonnage des barrages. Cette opération nécessite de travailler au ciseau à bois. L’objectif est de dégrossir le bois brut afin d’alléger la table tout en gardant la consistance mécanique des barrages. Le travail au ciseau nécessite tout d’abord de travailler avec un très bon matériel bien affûté. Les exigences de Jean-Yves étant placées haut, ce fût un travail long nécessitant de la concentration et beaucoup d’observations. Je me suis régalé de voir le travail de démonstration du luthier : précision, travail de la main, niveau d’exigence au niveau du travail fini … Ci-dessous le début du travail :

Matériel : ciseaux à bois, différents “papier- verre”.

Impressions personnelles :  j’ai bien apprécié ce travail ! La conception d’un plan de barrages et la réalisation de ceux-ci sont vraiment intéressants !

01
mai
10

30. perçage et travail façonné des parties ajourées de la tête

Les opérations délicates frappent à la porte. En effet le travail devient de plus en plus minutieux … il était déjà pas mal … ! Tout d’abord, j’ai réalisé le tracé au critérium des ouvertures typiquement “manouche” sur la plaque d’ébène.

30.1 Perçage : il faut ensuite percer les trous (foret de 13) pour pouvoir engager la scie fine, la rape et la lime.

30.2 création des paries ajourées : une fois les trous réalisés, il faut limer de manière à créer les ouvertures en veillant bien de respecter les tracés car l’erreur deviendrait difficile à faire disparaître .

Matériel : perceuse à colonne, foret de 13, travail à l’étau, rape, différentes limes.

Sentiments personnels : quand j’ai vu Jean-Yves le faire pour la démo, cela m’a paru facile … vite désanchanté ! Travail précis demandant une bonne concentration et l’acquisition d’une gestuelle peu évidente au départ (limer à plat afin de ne pas “sortir” des tracés, utilisation de la main gauche comme guide et la main droite ne faisant que des “allers. En passant j’ai bien aimé l’expression du chef : la main droite donne les basses, la main gauche les aïgus  … tout dire !).

30.3 création des gorges. Lorsque les ouvertures sont terminées et acceptables sans être “fignolées”, il faut réaliser les fameuses gorges se situant au bas des ouvertures et si typiques des guitares Selmer. Cet exercice est si délicat que Jean-Yves a assuré la première et moi la deuxième sous contrôle. Il faut l’avoir vu une fois avant de se lancer (very special). Deux travaux différents ont été assurés :

1. création d’une première série de deux gorges à vocation purement esthétique et réalisées à la défonceuse.

2. création de la deuxième série de deux gorges réalisées à la lime et à la Dremel. Ces gorges permettent de faciliter le passage de la corde de Ré et de Sol et d’apporter une certaine élégance à la tête car elles laissent apparaître le filet rouge. Voici dans l’ordre les photos correspondantes.

Le résultat visible sur la photo ci-dessus à droite, est brut bien sûr. Il faudra apporter la finition de ponçage.

Le conseil de Jean-Yves : au delà des mesures et des calculs (a), qui vont permettre d’obtenir la quasi-symétrie ,  il faut surtout atteindre la beauté dite occulaire (b), celle qu’apprécie l’oeil. C’est la différence entre (a) et (b) qui donne  l’esthétique finale. Allez à bientôt pour la prochaine  étape : le façonnage des barrages de la table d’harmonie et préparation des éclisses.

26
avr
10

29. préparation des barrages de la table … d’harmonie

Ah les barrages ! … sans retenue !  … Quatre ingrédients pour réussir :

1) découpe dans des barres d’épicéa

2) ponçage des barrages au plateau ponceur (tiens donc !) radius de 15 (le radius étant la courbure du plateau)

3) collage des barrages et maintien à la baleine de cerf-volant (j’attends vos questions)

4) un super luthier pédagogue (moi je l’ai !). Encore une étape que je ne pouvais pas envisager seul chez moi. On s’dit : mais ouais je vais lire, m’informer et hop j’attaque ma première guitare ! D’accord si t’es doué mais gare ! Je pense même que si ce blog peut -peut-être – aider quelques lecteurs, il ne peut suffire à se lancer dans la lutherie. Sûr que c’est bien aussi la découverte en autodidacte … j’aime pour beaucoup de choses … mais pas pour la réalisation d’une mauvaise guitare en trois ans (pas doué le vieux Léon … ) Je sais que certains que je connais ont bien galéré mais sont arrivés à des résultats les satisfaisant … mais des “eux” ça ne court pas les rues ! …  Zut ! je m’aperçois que je sors du cadre de cet article. Je consacrerai prochainement un article au sujet  de cette belle aventure que je vis … avec une présentation de Jean-Yves et des ses créations only for your eyes !

Matériel : barres d’épicéa, scie à chantourner, colle, tiges de maintien et poste à double-plateau pour collage … à la baleine !

Mes impressions : je sens que je vais aimer faire des barrages (étape importante pour le final et passionnante dans la création même si au début vaut mieux je pense, réaliser des barrages connus !)

26
avr
10

28. insertion d’un filet rouge sous le plaquage de tête

Pour des raisons purement esthétiques, j’ai souhaité voir apparaître un filet de couleur rouge sous la plaquage de tête qui est en ébène … et ouais ! … des envies come ça ! Ce filet rappellera discrètement le rouge de la rosace. Nous avons employé une très fine et très souple feuille de bois teinté en rouge. Jean-Yves m’a appris la procédure :

1) traçage de l’axe cental sur la plaque d’ébène

2) réalisation du gabarit en contre-plaqué aux dimensions de la plaque

3) perçage de 4 trous pour la fixation de l’ensemble permettant le repérage des points à percer pour la création des gorges. Au retrait du contre-plaqué, quatre points apparaîtront sur le plaquage d’ébène et seront donc utilisés comme repères des futurs perçages.

Il a suffi ensuite de coller uniformément la feuille de bois teinté en rouge sur la tête et faire de même avec le plaquage en ébène

Le lendemain, le tour est joué : le filet rouge apparaît sur tout le bord extérieur de la tête.

Matériel : contre-plaqué de 5 mm, fine feuille de bois, colle, serre-joints.

Mes impressions :  travail délicat nécessitant une grande précision (comme d’autres d’ailleurs !)

08
avr
10

27. papimartho en lettres dorées …

Petite finition sympa ! La gravure de tête est remplie avec une pâte de couleur dorée à l’aide d’une pointe en bois, outil bien connu des luthiers appelé :  palillù en catalan … et  un cure-dent LOL en Français ! Après séchage, l’ensemble est poncé avec un papier verre grain 180. Mon dessin se concrétise fidèlement. J’avoue que cela procure un petit premier plaisir de finition … et ça donne ça  !

( —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

Allez à Jeudi prochain pour les barrages de la table et le collage du plaquage de tête !

08
avr
10

26. découpe de la bouche de la rosace

Une fois la rosace placée et poncée avec l’utilisation du Cyanoacrylate pour boucher les petits trous, la découpe de la bouche est réalisée. Il a fallu dessiner au crayon un ovale à l’intérieur de la rosace de manière à garder une petite bande d’épicéa qui sera arrondie sur son champ. La découpe est réalisée à la scie à chantourner avec au préalable la réalisation d’un trou pour l’amorce du travail à la scie.

Un ponçage du champ interne est réalisé dans un premier temps avec une lime fine, travail terminé avec un papier verre avec comme objectif la création du champ arrondi.  On peut apercevoir sur la photo ci-dessus à droite l’insertion du fameux carré noir type Selmer. Les taches et l’aspect fade de la rosace disparaîtront. Elles sont le résultat du ponçage et du passage du cyano. Une fois la table vernie, la rosace sera rutilante et de couleur homogène.

Matériel : Scie à chantourner, lime, papier verre grain 180.

Faut que je vous dise : … lors du ponçage une imperfection s’est invitée ! Jean n’a pas supporté ! Il a refait la partie rouge de la rosace (enlèvement des filets à la gouge et réinsertion de deux autres filets !) … Quand je vous dis que ce Jean est perfectionniste ! En attendant, il me forme à la perfection …  ce qui me comble ! QUEL PROFESSIONNEL !


01
avr
10

25. Dessin, réalisation et mise en place de la rosace

Avant de mettre en place les barrages de la table d’harmonie, nous avons – mon cher maître et moi – dessiné la rosace et suivi les étapes suivantes. La rosace choisie est ovale, pour garder l’esprit manouche. Les filets sont découpés dans une feuille d’acajou ondé et dans une autre teinté en rouge.

25.1 Association des filets. La rosace est constituée de 4 filets fins avec comme voeu personnel deux filets en couleur … rouge ! Les deux autres filets sont en acajou ondé de très belle qualité. Ils ont été découpés de manière ” concentrique”. Des différentes possibiltés d’assemblage des filets ? J’ai retenu celle qui m’a plus le plus … bien évidemment ! On a scotché les filets en faisant bien attention à ne pas avoir de jour entre eux. Il a suffi de reporter sur la table l’ensemble et de réaliser les contours sur la table.

25.2 Création de la gorge. Au scalpel, à l’ancienne … mille dioù ! Il faut découper sur les courbes tracées. La difficulté est de ne pas dépasser extérieurement (sur la table) et intérieurement (sur la petite bande d’épicéa que nous conserverons). Chauds les marrons ! Ensuite, la dremel est utilisée pour “dégorger” entre les deux courbes. Une petite gouge terminant le travail pour planifier le fond de la gorge. La petite particularité de cette rosace est qu’elle conserve au sommet le carré noir des Selmer.

25.3 Ajustage et collage des filets. L’insertion dans la gorge obtenue s’est faite sans difficulté (Bravo Jean). Un petit coup de scalpel a permis d’affiner définitivement la gorge … un coup de Titebond pour une insertion définitive. Il a suffi ensuite de sctcher l’ensemble et de laisser le temps au temps. Le carré noir sur la photo n’est qu’unbout de papier noirci pour faire semblant. Il sera réalisé ultérieurement dans une feuille d’ébène. De plus la rosace est sur les photos présentée à l’envers car l’endroit est tout scotché … ce qui explique les taches présentes.

Matériel :  équerre, scalpel, dremel, gouge, colle titebond bleue, filets, scotch.

24
mar
10

24. Préparation des barrages du fond : 4ème étape

Au menu du jour –>  rabotage et ponçage des barrages du fond

24.1 Marquage des repères : cela consiste à marquer les repères sur chaque barre à partir desquels le rabotage se fera.

24.2 Creusage des extrémités : c’est à l’aide de petites gouges tranchantes que cette soigneuse opération s’est faite. Il faut creuser pour arriver à une épaisseur de 5 mm à l’extrémité contre la contre éclisse (traçage du trait final à atteindre à l’aide d’un gabarit en plexi  fabriqué maison et visible sur la photo). L’acquisition du geste ne se fait tout de suite. Le résultat est brut et demandera un ponçage.

24.3 Rabotage de l’arête des barrages : le rabot permet cette opération. Ici aussi, un savoir faire est à acquérir ! Plusieurs passages de manière franche ! Le souci est de rencontrer du contre-fil de bois. Il faut alors  adapter son geste à cet obstacle.

A suivi un ponçage pour affiner l’arête et laisser un résultat nickel.

Matériel : gouges, petits rabots, papier verre 100 et 180.

17
mar
10

Le 3000 ème lecteur de ce blog vient de cliquer !

Je suis étonné et agréablement surpris que ce blog soit autant consulté. Merci à vous.

16
mar
10

23. collage des barrages pour le fond : 3ème étape

Il faut tout d’abord raboter sur le barrage longitudinal les passages qui serviront aux barres transversales. Opération propre afin que les barres soient bien en contact avec le fond. Les barres sont ensuite découpées à la scie à ruban en suivant l’arc qui épousera le radius du fond. Les barrages collés sont immédiatement mis sous presse.

Matériel : scie fine, gouges de sculpteur ou ciseau à bois, plateau radius de 12, tiges de presse, colle titebond rouge.


L’opération suivante a été de coller sur la tête en ébène une feuille rouge qui offrira les filets du plaquage de tête au final. Entre temps, la plaque a été gravée au laser avec le  logo que j’avais dessiné et affiné par Jean. J’ai aussi choisi le rouge comme couleur pour la rosace.

25
fév
10

22. Préparation et collage des barrages : 2 ème étape

Cette séance a débuté par un exposé de Jean sur les épaisseurs des tables et des fonds en réponse à une question posée par un lecteur du blog (commentaire laissé sur le point 20). Vu mon incompétence pour répondre à celle-ci, l’éclairage du luthier était plus que nécessaire

Grâce à cette question, j’ai appris bon nombre d’éléments. C’est tout l’intérêt d’un stage chez lui : à chaque question, sa passion anime des réponses très détaillées. Il ne t’apprend pas uniquement à assembler techniquement les différentes pièces pour la constitution d’une guitare mais il t’informe sur les qualités des bois, le choix des essences, il te fait partager son expérience, ses ressentis, … tout ce que tu ne trouveras jamais dans la littérature “luthière”.  C’est vraiment une belle expérience que je suis en train de vivre au travers de ce stage !

Se référer au point 20 pour la réponse du luthier.

22.1 Barrages du fond : travail de rabotage du renfort central. Cela consiste à diminuer l’épaisseur de celui-ci par un ponçage régulier sur toute la longueur pour l’amener à une épaisseur voisine de 3 mm. Il faut ensuite “casser” les deux angles du barrage central qui est en épicéa, par un travail avec un petit rabot appelé rabot “noisette”.

(voir photo ci-dessous —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

Le prochain travail à réaliser sur le fond sera de coller et de raboter les 8 mm de chacun des trois barrages parallèles. Ils traverseront le renfort central. Ces barrages sont pour cette guitare en cedro. Le cedro n’est pas un cèdre mais un acajou. Il doit son nom au nom du bois : ” Cedrata odorata “, qui comme son nom l’indique est un bois parfumé qui sent le … cèdre : et oui !

22.2 Barrages de la table. C’est l’étape difficile par définition et assurée par Jean. Pourquoi difficile ? L’emplacement est fonction de l’objectif visé (cordes nylon), mais aussi de l’aspect mécanique au niveau des tensions physiques. Cette étape m’a été commentée par Jean qui apporte toutes les précisions nécessaires afin que je comprenne la stratégie du choix des barrages, … même si bien sûr le barrage en éventail a été normalement choisi par rapport au montage de cordes nylon et à la possibilité d’adapter des cordes acier. Il reste à définir l’écartement des barres (en haut et en bas), les barrages sur les aigus et les basses (la photo ci-dessous est riche d’enseignements : observer les deux petits barrages latéraux et essayer de les comprendre est un exercice intéressant !)

Matériel : ponceuse – calibreuse ou simple ponceuse, rabot noisette, instruments de traçage

Voilà pour cette fois. Il va falloir attendre deux semaines avant la prochaine séance du fait de l’absence de Jean qui  se prépare pour  deux échéances professionnelles importantes pour lui : le concours de meilleur ouvrier de France et le salon 2010 de Montréal . J’ai la chance de connaître les travaux qu’il va présenter :  c’est tout simplement …  magique !

20
fév
10

21. Préparation et collage des barrages : 1ère étape

21.1 Présentation : les barres de bois appelés barrages vont servir de “durcisseurs” pour le fond et pour la table. Ils ont un rôle  important au niveau du son final. Ces petites barres de bois sont pour ma guitare en épicéa.

21.2 Barrages pour le fond ou dos de la guitare : le tracé consiste à reporter de part et d’autre de l’axe central un trait parallèle à celui-ci et distant de 1 cm. Les 2 traits tracés sont donc écartés de 2 cm. Il faut ensuite coller deux bandes de scotch alignées sur les traits afin que la barre de bois soit encadrée et ne glisse pas  suite au collage. Quand je vous dis que ce Jean est perfectionniste !…  jusqu’au bout des ongles : pas étonnant que ses guitares soient d’une qualité remarquable ! La barre après avoir été découpée et poncée à la perfection, est collée “dans le rail” prévu à son effet. Elle sera maintenue pressée grâce à un dispositif utilisant des barres de fibre de verre coincées entre 2 plateaux séparés par des tiges filetées réglables (voir photo ci-dessous). Le fond de la guitare est posé sur un plateau rond avec une forme particulière concave offrant un radius. Le radius est en fait une incurvation d’un bord à l’autre. On reparlera ultérieurement de radius pour le travail sur la touche.

21.3 Tracés des emplacements des barrages sur le verso de la table. Cette opération consiste à reporter au crayon les emplacements choisis en fonction de la rosace choisie. C’est le travail de ma prochaine séance. J’ai devant moi quelques jours pour choisir ma rosace (conception, couleur, emplacemnt, grandeur). Ces paramètres choisis permettront de placer et de coller les barrages de la table.

Matériel : barres de barrages, scotch, chaterton, ponceuse, plateau avec radius, barres de fibres de verre.

20
fév
10

20. Ponçage de la table et du fond avant collage des barrages

20.1 Ponçage du fond (de la caisse) à l’aide de la calibreuse. La calibreuse est une machine qui possède 1 ou 2 cylindres recouverts de papier-verre  muni d’un tapis entraînant “la planche de bois (fond, table, …). Le fond, je le rappelle est en noyer. L’épaisseur finale pour cette étape est de 2,7 mm. Pour ceux qui ne possèdent pas ce matériel, huile de coude et papier-verre suffiront (ce travail à l’ancienne est long, technique, minutieux demandant beaucoup de patience; avec ces ingrédients, le résultat est efficace). L’obtention du résultat est contrôlé par le compas d’épaisseur.

(voir photo ci-dessous —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

Le compas d’épaisseur permet d’établir une mesure par différence entre deux niveaux. Ce qui est vraiment appréciable avec Jean, c’est … sa pédagogie ! C’est un vrai stage ! Il détaille tout, … c’est un passionné de chez Mr Passionné !

20.2 Ponçage de la table d’harmonie. Le résultat recherché est de 2,8 mm. La table est en épicéa. La technique est la même que pour le fond.

Matériel : calibreuse ou ponceuse, compas d’épaisseur.

13
fév
10

19. traçage du contour de la tête sur la plaque d’ébène

19.1 Le tracé des côtes sur la plaque d’ébène consiste à reproduire sur celle-ci les contours tracés déjà réalisés sur la tête. L’opération suivante sera de réaliser les défonces pour le passage des mécaniques mais, j’ai accepté l’idée de Jean de faire faire la découpe au laser du logo de tête : il faut donc attendre cette intervention avant de faire les défonces sur la plaque d’ébène . Du coup, les deux défonces de la tête seront réalisées en même temps.

19.2 Tracé du logo pour le laser : j’ai tracé le logo à l’échelle avec l’emplacement sur la tête de la guitare pour visualiser le résultat final.

(voir photo ci-dessous —–> 1 clic sur la photo l’agrandit —–>  2 clics doublent la mise )

Voici ci-dessous la vectorisation informatique de mon logo. C’est celui qui sera en couleur dorée sur la tête de ma guitare

11
fév
10

18. Préparation et perçage des emplacements des mécaniques

18. 1 Le travail a débuté par un ponçage des côtés de la tête qui seront percés pour y glisser les mécaniques. Cette opération qui n’a l’air de rien demande comme tout autre travail une précision particulière car il faut garder la planéité totale (longueur et largeur) de la surface. Encore l’occasion pour Jean de rectifier mon geste pourtant commandé pour être appliqué. Plus j’avance et plus je dresse la liste des difficultés au demeurant “faciles”.

–> un clic sur la photo l’agrandit

18.2 Traçage des emplacements de passage des mécaniques

Jean a assuré les travaux suivants (traçage et perçage). Je pense qu’il faut bien le voir et puis s’entraîner sur des morceaux de bois factices afin de maîtriser les gestes. Sans rentrer dans les détails au niveau des distances, j’ai trouvé ces opérations très techniques où l’erreur peut faire effondrer le travail réalisé depuis quelques heures (perçage par exemple de travers des couloirs pour les cylindres, mauvais choix de forets et “ratages” des couloirs (terme personnel pour désigner les trous creusés pour le passge des mécaniques).

“Ne me prenez pas pour un manche ! …  toute opération n’est pas si aisée !”.

Ci dessous les photos des tracés, de l’emplacement des mécaniques.

–> un clic sur l’image l’agrandit

18.3 Perçage des “couloirs” (terme personnel pour désigner les trous creusés pour le passge des mécaniques).

Je parlais de geste technique : en voilà un autre ! … d’autant plus que les mécaniques seront des Miller avec deux diamètres différents visibles sur la photo précédente.

Comment percer droit, à la bonne profondeur, au bon diamètre ? En théorie la réponse est : tenir la perceuse droite, mesurer la profondeur et le diamètre ! En pratique, en effet il faut :

- bien équerrer le foret par rapport à la surface latérale de la tête,

- régler la perceuse à colonne en y faisant qu’à moitié confiance et en gardant une marge de sécuritéafin de ne pas percer trop loin,

- créer le diamètre final du couloir, par approche successive (utilisation de différents diamètres de forets en “crescendo”).

08
fév
10

dessin du motif de tête …

Je me suis amusé à dessiner une première ébauche du motif de tête  : un peu personnel, un peu Selmérisant  avec les précieux conseils de Jean qui m’a expliqué la conception art-déco du motif  Selmer associant le modernisme des petits cubes avec le côté ancien des lauriers romains.

Mon motif reprend donc les lauriers et les figures géométriques. Le motif  sera découpé dans la plaque d’ébène. La sculpture sera  remplie de couleur dorée.

Voici ce que cela peut donner  :

(un clic sur la photo l’agrandit)


Les dessins sont imparfaits. Je les améliorerai. Le dessin est également une véritable épreuve d’art. : il se doit être juste, et précis. J’en profite ici pour dire que travailler, évoluer dans l’atelier, réaliser et décrire les travaux sur ce blog paraissent faciles et aisés … que nenni ! …  je n’aurai pas cette forme de tranquilité si j’étais tout seul au fond de mon sous-sol !

La présence à ses côtés du luthier sécurise énormément et permet d’acquérir les bons gestes avec une rigueur professionnelle, sans pression : c’est ça l’apprentissage ! … d’autant plus que lorsque cet apprentissage est réalisé sous la houlette d’un bon pédagogue !


06
fév
10

17. mise en place du truss rod

La mise en place du truss rod nécessite un travail de finition au ciseau à bois de la rainure (extrémité basse –> rosace). Le logement doit être adapté afin que le TR ne puisse pas bouger dans son logement.


Matériel : ciseau à bois (0.7 cm à la tranche).

06
fév
10

16. Traçage et découpage du manche et de la tête

16.1 traçage sur le bois des traits de découpe du contour du manche et de la tête. Il faut réaliser un gabarit pour la tête  dont le plan est proche de la Selmer n°807. Une fois le plan-papier terminé, il faut reporter sur le bois les points équivalents aux distances, et tracer ensuite les traits pour la découpe.

16.2 découpage du manche et de la tête en veillant à ce que la découpe soit extérieure aux traits de 0.5 mm.

–> un clic sur l’image l’agrandit

Matériel : matériel de traçage, scie ruban.

04
fév
10

15. préparation du talon

15.1 Présentation : le talon, pièce de jonction entre le manche et la caisse est en noyer. C’est un cube au départ qu’il faut façonner à partir d’un gabarit (voir photo ci-dessous).

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15.2 traçage : il faut tracer sur le bloc le contour du gabarit

15.3 découpage et ponçage : découpage du bloc à la scie à ruban (bois assez dur et épais). Une fois le talon débité, il faut le poncer pour lui rendre un fini dimensionnel.

15.4 traçage sur talon : Il faut prendre un côté de référence et mesurer la largeur du talon (66 mm /2 = 33 mm) … bravo Léon pour ce calcul ! Reporter l’axe sur toutes les faces du talon, y compris les courbes  (il existe des règles souples qui se courbent très facilement). Il faudra ensuite le préparer (encoches des éclisses) et lui donner sa forme finale d’assemblage.

Matériel : Scie à ruban, outils de traçage, ponceuse à bande.

Ainsi se termine cette première ébauche du talon. La photographie ci-dessous montre l’avancement des travaux au 04.02.2010. Il manque le fond et la table d’harmonie qui sont toujours au même stade (découpées, collées et poncées). L’option choisie est de terminer manche et tête avant de fabriquer et de raccorder la caisse.


04
fév
10

14. préparation du manche : défonçage pour Truss rod

Cette opération consiste à créer la rainure dans laquelle logera le Truss Rod (TR = barre à double action pour réglage du manche si besoin à partir de la rosace). L’outil utilisé est une défonceuse ou une affleureuse. Il faut coller au scotch double face le manche sur le bord de la table afin de le fixer rigidement et éviter un bougé lors du travail à la défonceuse.

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14.1 réglages : il faut mettre en butée sur la défonceuse un guide dont la hauteur sera identique à la hauteur de l’extrémité du TR . Bien serrer la molette d’enfoncement.

14.2 utilisation : poser la mèche en son centre sur le trait de l’axe centarl du manche (la mèche est de 6 mm qui est la largeur de l’extrémité du TR et qu’il faut mesurer au pied à coulisse pour choisir la mèche de défonce). Mise en marche et rainurer en poussant légèrement le côté gauche sur le manche pour ne pas dévier (assez précis). Jean réalise ce travail en approches successives au niveau profondeur.

Le TR choisi est long de 400 mm. Il est posé sur la défonceuse et il est en bleu sur la photo

Le travail à la défonceuse commence à 47 mm du bas du trait du sillet. La rainure va jusqu’à la sortie du manche (attention à la sortie de ne pas dévier; le mieux est de continuer la rainure et de scier la base du manche après).

Voilà la rainure est terminée et prête à recevoir le TR.

04
fév
10

13. préparation du manche

13.1 traçage

a) équerrage de la jonction tête-manche (prendre la perpendiculaire par rapport à la surface de référence qui est pour moi le côté gauche). Faire plusieurs traits pour prendre des repères pour le ponçage.

b) polissage léger à la ponceuse à ruban pour planifier la tête jusqu’au trait d’équerrage. Finition à la cale recouverte de papier verre (grain 100).

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c) traçage à 5 mm de ce trait d’un autre trait, qui sera le bas du sillet. Le traçage fait tout le tour du manche (intéressant pour garder des repères). Bien noter au crayon, sur le champ du côté gauche, “référence”. pour ne pas faire de confusion ultérieurement.

c) traçage des traits à la 12ème case et à la 14ème. (au demi-diapason = 32.5 cm pour la 12C et 36.05 cm pour la 14C toujours à partir du bas du sillet). Faire le tour du manche comme pour le sillet en veillant d’équerrer à partir de la surface de référence qui est toujours bien sûr le côté gauche.

d) traçage définitif des bords du manche : J’ai choisi 46 mm au sillet (choix personnel) et 57 mm à la 12C. Il faut être ultra précis dans ce tracé car la découpe sera sur les traits et sera la découpe finale. Nécessité de travailler à la loupe et au critérium affûté au papier de verre grain fin (240 par exemple). Calcul des 46 mm : comme l’axe central a été tracé à partir de la surface de référence, il faut reporter de part et d’autre de l’axe 23 mm. Pareillement pour la 12C où j’ai reporté 28.5 mm de part et d’autre.

Matériel : Règles de mesure et de traçage. Ponceuse à ruban. Cale et papier verre (grain 100). Critérium et papier verre pour affûtage. Petite équerre métallique et équerre graduée.

28
jan
10

12. découpage de la touche

12.1 le tracé J’ai choisi comme distance au sillet 46 mm (adaptation de la  main au niveau du jeu). Le report à la 12 ème case est donc de 56 ou 57 mm (57 mm sont choisis). Après avoir tracé l’axe central, j’ai reporté un repère à 23 mm de chaque côté de l’axe central au niveau de sillet. Même travail à la 12 ème case : 28,5 mm de chaque côté. Le tracé au critérium à partir des points indiqués, donne la future découpe.

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12.1 le découpage se réalise à la scie à ruban en conservant 1 mm à l’extérieur du trait.

Matériel : critérium, règle graduée, règle longue de traçage, scie à ruban (lame fine type lame à métaux au carbure) ou scie à chantourner ou bonne scie sauteuse.

28
jan
10

11. passage de frettes

11.1 le dispositif

La précision chirurgicale est encore au menu du jour. Il faut tracer à la scie  les rainures qui accueilleront les frettes. La touche est placée sur le bord de la table avec des serre-joints en bois qui fixeront solidement la cale et la touche.

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11.2 le travail : Travail long et très précis réalisé manuellement. Le bord d’une cale  est positionné sur le trait au crayon marquant l’emplacement de la frette (trait à peine visible). La scie va rainurer jusqu’à ce que le guide en plastique placé sur celle-ci rencontre la touche. La fin de ce travail est la bienvenue !

Difficulté : scier à plat pour avoir la même profondeur partout. La patience est de mise.

Il faut huiler (huile d’amande douce) le bord de la cale, la scie et même la touche pour réaliser un travail plus confortable.

Le travail s’achèvera par un passage de la touche à l’acétone et par un léger ponçage à la calibreuse.

Matériel : cale, serre-joints bois, scie à frettes, marteau à frettes (ajustement de la cale), huile d’amande douce, ponceuse. Technique : prendre appui avec la main gauche sur un serre-joint pour guider le bout de la scie (valable pour tout travail de précision avec un outil : prendre appui pour travailler avec l’outil —> recommandation du chef Jean).

23
jan
10

10. traçage de l’emplacement des frettes

10.1 Tracer les repères : geste d’une précision chirurgicale

Au vu de la complication des tâches qui arrivent, réaliser sa guitare en autodidacte, avec la meilleure volonté du monde, et avec les meilleurs livres traitant de lutherie, on ne peut échapper à l’erreur ! Que ceux qui ne sont pas convaincus de ceci …. me téléphonent ! (LOL mais vrai !) Certes les erreurs sont formatrices mais lorsqu’elles sont fatales et qu’elles obligent le pauvre malheureux à tout recommencer … waouh ! … Ce sont ces instants qui me font penser qu’en venant chez un professionnel j’ai fait le bon choix (vous trouverez que j’insiste souvent sur ce point mais c’est la répétition en moi de cette impression qui me pousse à le dire et à le redire !)

Il faut définir en haut de la touche le trait sillet ou frette “O”. Pour un diapason de 650 mm, les espacements entre les frettes sont à suivre rigoureusement (ex : 1er intervalle= 36,4819 mm). Bien qu’ayant encore une bonne vue, j’ai utilisé une loupe montée sur un lampe d’architecte pour pointer avec une ultra-précision les repères des 22 cases de la touche.

Le travail a nécessité quelques retouches car l’imprécision est à bannir. Finalement, cette opération ne m’a pas déplu  malgré la difficulté rencontrée (ce n’est que le début). Les traits réalisés au critérium sans cesse affûté au papier de verre (grain 240), doivent passer sur les points-repères et doivent être absolument parallèles entre eux :

–> c’est le parallélisme des frettes et les sons des notes qui sont en jeu !

Matériel : critérium avec gomme (!), papier verre pour affûtage de la pointe du critérium, règle métallique pour mesurer les espacements, équerre pour réaliser les parallèles, table des espacements au diapason concerné.

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10.2 Vérification des bons tracés

Jean  possède des gabarits (en plexiglas  dont le mien est visible sur la photo ci-dessus) pour chaque type de diapason munis de repères marqués par des encoches. Il fût facile pour lui de vérifier mon travail. Une erreur sur le tracé d’une frette m’a privé d’un moment de fierté ! …  mais la prochaine fois je vous jure que ….

Matériel : gabarit réalisé au diapason 650 (petit rappel : le diapason est la longueur de la corde vibrante)

Ceci termine cette séance de travail … le bonheur est grandissant ! … Rien ne ressemble encore à une guitare mais  … je la vois, je la sens  … c’est con,  je sais de dire ça et pourtant … elle  s’approche  délicatement en gardant bien toutefois ses distances …

23
jan
10

9. traçage et découpage du manche

Les planches assemblées dans lesquelles seront débités le manche et la tête étant trop larges, elles doivent être coupées longitudinalement. Pour cela, j’ai tracé une ligne à 8 cm de l’autre bord qui est le côté de référence. Puis lorsque la nouvelle planche est à 8 cm, j’ai tracé l’axe central à 4 cm. Le côté coupé sera retaillé ultérieurement pour être ajusté définitivement. La planche  deviendra alors  le manche de la guitare.

Matériel : règle (lourde si possible), scie à ruban (la lame carbure à métaux est polyvalente : inutile d’avoir une scie à chantourner).

Tiens, y a la main de Jean sur la photo … les miennes travaillent !

23
jan
10

8. préparation du dos

8.1 “raclage” de la jointure des sets

Après l’enlèvement de la presse, il faut gratter l’excès de colle de la jointure de chaque côté du dos. Cette opération laisse une jonction propre.

Matériel : une barre de lames de cutter fait bien l’affaire.

On peut voir à droite de  la photo le manche qui sera l’objet du prochain travail.

8.2 Découpage du fond

Je n’ai pas fait de photo car c’est exactement le même travail que pour la table. Ce découpage est délicat surtout pour les contours comme le pan coupé. Cela demande un coup de main. J’ai eu des difficultés mais j’y suis arrivé.

Matériel : J’ai utilisé la scie à ruban. C’est faisable avec la scie à chantourner ou une bonne scie sauteuse

16
jan
10

7. Préparation de la touche

7.1 La touche est le bois sur lequel seront posées les frettes. Celle qui équipera le manche est en ébène (bois très dur). L’opération consiste tout d’abord à obtenir grâce à la dégauchisseuse une touche prête à poncer. Le ponçage manuel émet une poussière extrêmement fine. Il faut ensuite tracer au crayon l’axe du manche. Le tracé doit être très précis, car l’axe est la donnée déterminante pour la suite de la confection. Dans ce cas, il est réalisé au milieu et à 3,5 cm d’un bord de la touche (la découpe de bois mesure 7, 2 cm de largeur et sera évidemment recoupée pour être ajustée plus tard au manche).

Première erreur, le tracé de mon axe était faux : reponçage léger et retraçage. Merci Jean !

Comment faire sans luthier à côté lors d’une erreur capitale !

Matériel : papier verre (grain moyennement fin : 180 /240)

7.2 A ce niveau d’avancement des travaux, la comptabilité horaire a enregistré 5 heures de travail. J’allais oublier de dire que les premières difficultés sont arrivées : tracer l’axe de la touche, apprivoiser la scie à chantourner pour le découpage de la table d’harmonie.

Avancement des travaux au 16 Janvier :

- Tête et manche collés (renversement effectué)
- Table découpée avec un 1er calibrage
- Dos au collage
- Touche poncée … à Samedi prochain.

16
jan
10

6. Traçage et découpage de la table d’harmonie

Le gabarit est positionné sur les deux sets collés et calibrés (le calibrage est en fait un ponçage obtenu grâce à une calibreuse électrique qui par ses rouleaux de papier verre fait un travail à la consigne programmée). L’épaisseur de la table est de 3.2 mm. Cette épaisseur ne sera pas définitive. Elle le sera après le nouveau calibrage qui sera effectué après le découpage de la rosace. Dans le cas, où on n’a pas de calibreuse, le travail peut-être réalisé avec une ponceuse électro-portative. Voici le résultat obtenu après ces opérations.

Matériel : scie à ruban, ou à chantourner ou sauteuse.

16
jan
10

5. Préparation du renversement

5.1 Cela consiste à découper le manche et la tête en diagonale de 8 cm afin que les deux plans obtenus se chevauchent (l’angle obtenu est de 18° pour les deux). Les taches humides sont dues à l’alcool utilisé pour décrocher la bande double-face. Elles disparaissent rapidement.

5.2 L’opération qui suit est l’assemblage par du scotch double-face des 2 pièces en non renversé. Les 2 pièces obtenues sont dans le même plan, ce qui permettra de les poncer (ponceuse à ruban)

5.3 Positionnement en inversé des deux pièces

5.4 Place au collage avec maintien des parties sous presse. Les presse-joints seront enlevés 48 heures après.

Matériel :

- Colle (Titebond 2 / étiquette bleue) /  scotch  double – face / alcool ménager / Ponceuse à ruban / 4 ou 5 Serre – joints  fer-plastique.

14
jan
10

4. Mon chevalet classique manouchéisé !

Le premier chevalet classique se terminant par des moustaches. J’ai réalisé le dessin d’un nouveau chevalet. Je me suis inspiré de la fusion d’un chevalet classique et d’un chevalet manouche. Première rapide esquisse qui sera plus affinée au niveau des moustaches. Je n’en ai jamais vu comme ça …. d’où l’idée ! … D’après Jean, … ça tient la route ! … s’il existe ce sera grâce à lui !

14
jan
10

3. Premiers gestes : ponçages de la table et collage des sets

3.1 Pour revenir à la première séance de travail, elle fût consacrée au traçage du contour du gabarit (Type Selmer – Castellucia 1960).

Celle-ci représente un moment qui permet de visualiser la forme finale de la caisse avec le calcul du diapason, le positionnement du chevalet (celui présent sur la photo ci-dessous n’est pas le bon), positionnement de la rosace. En définitive cette étape permet de décider de ce que sera la guitare une fois finie. Elle sera de type Selmer manouche, à cordes nylon ou acier (polyvalence), présentant un chevalet collé mais manouchéisé (!). Je ne l’ai que dessiné (voir photo bientôt). Le chevalet sera traversé par les cordes qui se fixeront sur un cordier en bas de caisse (référence au modèle Brassens de Jacques et Jean-Pierre Favino).

3.2Cette personnalisation présente également une jonction touche et rosace comme sur les guitares classiques, alors qu’elle est manouche et qui aura un barrage en éventail comme les classiques … vous suivez ? … mélange des genres assez séduisant du moins pour moi. Une petite photo pour illustrer le premier travail.

3.3 Premier ponçage des sets de la table d’harmonie et ponçage des tranches en vue du collage sous presse

3.4 Ajustage des sets (opération assez délicate)

3.5 Collage des sets et mise sous presse

3.6 J’ai terminé ma 1ère séance par la réalisation du même travail pour le dos de la guitare. Collage pour Samedi 15 Janvier…. à bientôt !

Matériel : Plateau  de ponçage des champs des sets / Barre d’alu recouverte de papier verre collé pour poncer les champs des sets / Ponçeuse (calibreuse chez les luthiers mais ponçeuse électro-portable  pour les amateurs) / Serre-joints en bois pour ne pas altérer la table/ Planches en bois dégauchies pour usage d’appui de serrage  / Colle Titebond 2 (étiquette bleue).

10
jan
10

2. La photo de ma prochaine guitare …

La voici ! … le voilà plutôt ! …. le tas de bois de mon futur gratton ! Je présente officiellement ma prochaine guitare, celle qui j’espère naîtra de mes mains. Noyer oriental pour le fond, le manche et les éclisses, ébène pour la touche et le plaquage de tête, et épicea du Jura pour la table d’harmonie. Le cliché présente les différentes pièces : tête, plaquage de tête, manche, touche, talon, éclisses, table, barrages. (un clic sur la photo l’agrandit).

Je vais photographier chaque étape. En cliquant sur chaque  photo, vous obtiendrez sa taille réelle.

10
jan
10

1. Mes débuts en lutherie …

L’idée couvait depuis de nombreux mois. Après de nombreuses hésitations, j’ai pris la décision de réaliser ma première  guitare en Septembre 2009. J’ai eu la chance de connaître Mr Jean luthier dont l’atelier est proche de mon domicile. Avant de tracer sur ce blog au fur et à mesure les grandes étapes de la confection de ma première guitare et le ressenti personnel, je voudrais avant tout exprimer quelques grands “merci” :

…. à ma gentille épouse et mes adorables enfants pour accepter ma passion, avoir accepté que je puisse concrétiser mon projet, et avoir participé avec moi à de nombreuses rencontres avec des luthiers et des passionnés de guitare. Papimartho ma force ….

….  à Jean-Pierre Favino, le luthier de Georges Brassens (entre autres) qui  m’a fait découvrir la lutherie et qui par sa personnalité, sa sensibilité, a été celui par qui tout est arrivé :  l’envie de réaliser un rêve qui sommeillait en moi …  réaliser ce merveilleux instrument de musique qu’est la guitare ! Merci Jean-Pierre.

…. à c.maltese et Trevor, amateurs en lutherie, qui m’ont fait comprendre que le rêve était possible pour moi. C.maltese m’a encouragé à me lancer en lutherie chez un professionnel.

…. à  Mr Jean , luthier  qui quant à lui, a une place majeure,  dans mes débuts en lutherie. Le jour où il m’a annoncé qu’il acceptait de m’avoir comme stagiaire, un inqualifiable bonheur s’est emparé de moi. Merci  Jean !

Connu pour être un excellent luthier, il est également musicien. L’évolution de cet artiste se traduit par la réalisation de guitares d’une qualité et d’une finition remarquables. J’aurai j’espère l’occasion de consacrer prochainement un article sur lui.

Rien n’est fait, tout est à faire. Mon premier projet est défini. Ma première guitare sera une guitare Manouche type Selmer à cordes nylon. Nous avons  choisi les bois.  Le premier geste est pour Jeudi 14 Janvier 2010. Jean m’a tout d’abord présenté son atelier, les machines, son organisation : un véritable stage avec déjà le sens du précis, de la mise à l’aise, du confort ! C’est peut-être naturel pour lui mais  … oh combien appréciable ! … et je n’ai encore rien fait !

… quand je vous dis qu’un stage chez un luthier ce n’est que du pur bonheur ! Voilà, entrons maintenant dans le vif du sujet mais :

Pourvu que mes mains soient à la hauteur !

16
fév
08

Carte d’identité de la première guitare Papimartho que je vais fabriquer grâce à Mr Jean, Luthier professionnel

Voici résumé ci-dessous l’ensemble des données techniques du projet. Quelques mois de réflexion avant de se lancer dans cette aventure qui j’espère me conduira à la réalisation de quelques guitares. Si tout va bien, les 2ème et 3ème guitares Papimartho seront fabriquées pour mes enfants. Allez, c’est parti !

La Papimartho n° 1 (réalisée dans le cadre d’un stage de formation chez Mr Jean )

- guitare manouche type Selmer (gabarit Castellucia 1960)
- conception pour cordes nylon
- possibilité d’adapter des cordes « Argentine »
- bouche ovale
- mécaniques type SB
- chevalet classique manouchéisé traversant
- cordier type Selmer
- tête manouche
- personnalisation de la tête : à définir
- tête, manche, dos et éclisses : en noyer oriental
- plaquage de tête : ébène
- touche : ébène
- repères de la touche : type selmer
- table d’harmonie : épicéa du Jura
- barrage en éventail
- vernis extérieur cellulosique vieilli antique (effet ancien sur guitare neuve)
- vernis intérieur au tampon
- étiquette intérieure : à définir

26
jan
08

Hommage à Tonton Georges

et  pourquoi  j’ai choisi  comme  pseudonyme

le nom du   ” v  i  e  u  x    l  é  o  n ”   ?

…. en hommage à cette belle chanson de Georges Brassens “Le vieux léon” dont le texte honore un exceptionnel  accordéoniste parisien dont personne ne parlait, très discret et qui méritait d’être reconnu … c’est chose faite grâce à Tonton Georges. Le vieux Léon  est au panthéon des musiciens !

…  en hommage à pépé Léon, mon grand-père qui lui est au panthéon des marins.

… entre passé, présent, avenir, … l’immortalité de Monsieur Brassens et de son oeuvre ! passionné de poésie, de littérature, admiratif de Django et de Crolla, il a pu avec audace et génie, dire tout haut ce que nombreux pensaient et pensent tout bas. Intéressez à vous à ses textes … fulgurants et merveilleux. Un petit conseil : n’écoutez jamais Brassens d’une oreille distraite !

Citation de Pierre Desproges : “Brassens est un vaccin contre la connerie … il faut malheureusement souvent plusieurs rappels”


Brassens _Le vieux Léon
Uploaded by kitsch. – Watch more music videos, in HD!

06
jan
08

ouvrir ce blog en musique avec Georges Brassens, Sanseverino, Leigh Jackson et Swing 39.

Sanseverino :

terrible sur scène !


06
jan
08

Swing gitan – Leigh Jackson

06
jan
08

Betty de Swing 39

Trop Fort Swing 39 ! … à voir en concert absolument !

06
juin
07

Bienvenue sur le blog “DREAM of PAPIMARTHO”

catalan-2.jpg

Le vieux Léon,

vous souhaite la bienvenue sur son bloc-notes. Celui-ci présente ma première fabrication de guitare : la Papimartho n°1. Pourquoi Papimartho ? Chacune des quatre syllabes représente la première syllabe des prénoms de ma famille. Pas encore Marteau Papi ! … pas Papi non plus d’ailleurs ! … manquerait plus que ça !

Pourquoi la n°1 ? … parce que j’espère qu’il y aura  la n°2 et la n°3 … pour chacun de mes deux enfants !

PAPIMARTHO est donc le nom que j’ai choisi de donner à la guitare que je vais fabriquer avec comme formateur un luthier professionnel qui a accepté de me faire accéder à cette aventure Monsieur Jean-Yves ALQUIER en personne !

La confection de la guitare sera intégralement réalisée dans son atelier.

Avis personnel :  recevoir pour débuter une formation par un professionnel est pratiquement incontournable si l’on veut atteindre un objectif qualitatif rapidement. C’est un choix que je défends avec conviction ! … c’est du moins ma démarche !

On ne s’improvise pas luthier,  pas plus que médecin, boulanger ou tout autre métier du jour au lendemain ! J’ai au départ conçu ce blog pour garder la trace avec photos de cette merveilleuse expérience et pour la partager en faisant  profiter quelques amis de la dite aventure. Il se trouve que je le rends public car la description de cette fabrication peut, peut-être intéresser certains d’entre vous, dixit mes amis.  J’en profite donc pour donner ce conseil qui me paraît fondamental : si comme moi l’envie de fabriquer ta guitare te “titille” ,  LANCE-TOI ! … avec un professionnel ! Cela te vaudra le prix d’une guitare de concert, mais surtout de respirer pendant quelques mois la merveilleuse atmosphère d’un atelier de lutherie en y réalisant ta guitare.  J’aurai l’occasion tout au long de ce blog de donner mes impressions sur mon vécu.

La papimartho n°1 devrait chanter fin Juin …

Bonne ballade sur ce bloc-notes mais n’oubliez pas d’aller visiter notre site photo stationné à http://sitonia.free.fr





La météo aujourd’hui à Perpignan

Quelques mots …

Ce bloc-notes est destiné à retracer l'histoire de ma première fabrication de guitare. En effet, j'ai sollicité un luthier professionnel proche de chez moi, pour un stage dont la durée est calculée sur le temps de réalisation de la guitare. De conception un peu particulière, elle est la rencontre de plusieurs styles. Avant tout, vous pouvez en bas de page choisir une musique (vidéo) de votre choix et parcourir mes pages en musique ...

Inspirée de la musique manouche grâce à sa caisse, son manche et sa tête, elle présente toutefois un barrage type guitare classique avec un chevalet classique au look "manouchéisé".

... en espérant modestement, que ce bloc-notes puisse apporter un intérêt au lecteur et voire qu'il puisse susciter des envies de stage pour les particuliers passionnés de lutherie. Pourquoi ne pas réaliser un stage de formation pour fabriquer son instrument préféré ?

Je peux déjà leur dire que c'est une merveilleuse aventure qui débouchera sur la réalisation de leur instrument et de plus, de concert.

Personnellement, ce blog me permet de garder la trace de la fabrication de ma première guitare.

Je voudrais terminer en parlant de Jean-Pierre Favino qui m'a fait comprendre que tout rêve est accessible. Un grand Monsieur tout comme son père Jacques que je n'ai pas eu la chance de rencontrer et qui par tout est arrivé.
Si vous voulez laisser un commentaire, je le lirai avec plaisir et j'y répondrai. D'autre part si vous voyez des imperfections vous serez gentil de me les signaler. Merci.

Bonne lecture et bon swing !

et oui ! on est déjà en

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